Il s'agit d'un texte écrit assez vite, il y a quelques mois. Je tiens quand même à faire un petit paragraphe, pour prévenir de la violence particulière de ce texte, qui tend à ressembler le plus spossible à la réalité. Il s'agit d'une fiction, et ne reflète pas ma vision des choses, quel que soit le personnage.
Bismillah
- « Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Louange à Allah, Seigneur de l'univers... »
- « Ta gueule, macaque ! »
Le skin le frappa de nouveau au visage. Anouar Walid était acculé contre le mur, maintenu par celui des quatre nazi lowriders qui venait de le frapper. Il avait déjà le visage tuméfié, le sang s'écoulait de sa bouche. La douleur était insupportable, mais Anouar continua :
- « Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Maître du Jour de la rétribution... »
- « Mais il va fermer sa gueule ce sale nègre ! »
Nouveau coup de poing. Mais Anouar ne s'arrêta pas.
- « C'est Toi Seul que nous adorons, et c'est Toi Seul dont nous implorons le secours... »
- « Putain mais il en redemande ! »
Le skin frappa encore.
- « Je t'ai dit... » (Coup de poing) « De fermer... » (Coup de poing) « Ta sale gueule ! » (Coup de poing).
Anouar Walid tomba à terre. Il cracha du sang, et se remit à réciter :
- « Guide-nous dans le droit chemin, le chemin de ceux que Tu as comblés de faveurs, non pas de ceux qui ont encouru Ta Colère, ni des égarés... »
- « Putain mais il va me forcer à le tuer ce foutu négro ! »
Le skin frappa Anouar à terre de sa botte. Anouar gémit, et reprit :
- « Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux... »
Cette fois, le skin ne prononça pas une parole, et se déchaîna sur Anouar, suivit par ses compagnons. Les coups pleuvaient sur le pauvre jeune homme, qui restait prostré, à terre, les yeux fermés.
Quand la fatigue eut raison des nazi lowriders, ils stoppèrent leur agression.
Et, parmi les respirations essoufflées des quatre skins, s'éleva la voix d'Anouar Walid, reprenant sa prière :
- « Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux... »
- « Mais c'est pas vrai !!! », s'exclama le leader des NL. « Il va finir par crever ce rat de Muslim ! »
Là-dessus, il sortit une lame de la poche de son blouson. Il saisit Anouar par le col, à terre, et lui mit le couteau sur la gorge. Il se pencha vers lui et lui murmura à l'oreille :
- « Je sais que t'as rien dans la tronche, macaque, mais pige bien ce que je dis : prononçe encore un seul mot, et je te tranche ton putain de cou. T'as pigé ? »
Anouar regarda le skin droit dans les yeux. Son regard, loin d'être voilé par la douleur, était lucide et clair. Il plongeait dans les yeux du nazi lowrider, explorait l'intensité de sa haine, de sa frustration, de sa peur. Il lisait l'immensité de sa sollitude, l'absence de réconfort et de sens dans sa vie, le combat sans fin qu'il livrait pour se persuader du contraire. Anouar avait pitié de lui.
Quand le leader se rendit compte de ce que faisait Anouar, quand il réalisa que, contrairement à lui, le jeune Muslim ne ressentait aucune peur, aucune colère, mais une franche et sereine détermination, cela l'effraya. Le terrifia. Il lâcha Anouar comme s'il avait touché le feu de l'enfer, et se redressa, le laissant à terre, tout en étant conscient de son regard posé sur lui. Son gang le regardait avec des yeux ronds, inconscients du choc qu'il venait de subir.
Après un instant, le skin pu rassembler assez de volonté pour donner ses ordres à ses troupes :
- « On se casse », dit-il.
Les autres, déçus, obéirent à contre-c½ur.
Ils partirent tous, le leader à la traine. Il jeta un dernier coup d'½il au terrifiant Anouar Walid. Ce dernier le regardait toujours. Il fit un signe de la main au skin, empreint de respect et de compassion. Le chef de la bande se détourna vivement, et courut rejoindre ceux qu'il ne pourrait plus jamais considérer comme sa famille.
Puis, une fois ses tourmenteurs loin, Anouar reprit sa prière :
- « Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux... »
- « Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Louange à Allah, Seigneur de l'univers... »
- « Ta gueule, macaque ! »
Le skin le frappa de nouveau au visage. Anouar Walid était acculé contre le mur, maintenu par celui des quatre nazi lowriders qui venait de le frapper. Il avait déjà le visage tuméfié, le sang s'écoulait de sa bouche. La douleur était insupportable, mais Anouar continua :
- « Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Maître du Jour de la rétribution... »
- « Mais il va fermer sa gueule ce sale nègre ! »
Nouveau coup de poing. Mais Anouar ne s'arrêta pas.
- « C'est Toi Seul que nous adorons, et c'est Toi Seul dont nous implorons le secours... »
- « Putain mais il en redemande ! »
Le skin frappa encore.
- « Je t'ai dit... » (Coup de poing) « De fermer... » (Coup de poing) « Ta sale gueule ! » (Coup de poing).
Anouar Walid tomba à terre. Il cracha du sang, et se remit à réciter :
- « Guide-nous dans le droit chemin, le chemin de ceux que Tu as comblés de faveurs, non pas de ceux qui ont encouru Ta Colère, ni des égarés... »
- « Putain mais il va me forcer à le tuer ce foutu négro ! »
Le skin frappa Anouar à terre de sa botte. Anouar gémit, et reprit :
- « Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux... »
Cette fois, le skin ne prononça pas une parole, et se déchaîna sur Anouar, suivit par ses compagnons. Les coups pleuvaient sur le pauvre jeune homme, qui restait prostré, à terre, les yeux fermés.
Quand la fatigue eut raison des nazi lowriders, ils stoppèrent leur agression.
Et, parmi les respirations essoufflées des quatre skins, s'éleva la voix d'Anouar Walid, reprenant sa prière :
- « Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux... »
- « Mais c'est pas vrai !!! », s'exclama le leader des NL. « Il va finir par crever ce rat de Muslim ! »
Là-dessus, il sortit une lame de la poche de son blouson. Il saisit Anouar par le col, à terre, et lui mit le couteau sur la gorge. Il se pencha vers lui et lui murmura à l'oreille :
- « Je sais que t'as rien dans la tronche, macaque, mais pige bien ce que je dis : prononçe encore un seul mot, et je te tranche ton putain de cou. T'as pigé ? »
Anouar regarda le skin droit dans les yeux. Son regard, loin d'être voilé par la douleur, était lucide et clair. Il plongeait dans les yeux du nazi lowrider, explorait l'intensité de sa haine, de sa frustration, de sa peur. Il lisait l'immensité de sa sollitude, l'absence de réconfort et de sens dans sa vie, le combat sans fin qu'il livrait pour se persuader du contraire. Anouar avait pitié de lui.
Quand le leader se rendit compte de ce que faisait Anouar, quand il réalisa que, contrairement à lui, le jeune Muslim ne ressentait aucune peur, aucune colère, mais une franche et sereine détermination, cela l'effraya. Le terrifia. Il lâcha Anouar comme s'il avait touché le feu de l'enfer, et se redressa, le laissant à terre, tout en étant conscient de son regard posé sur lui. Son gang le regardait avec des yeux ronds, inconscients du choc qu'il venait de subir.
Après un instant, le skin pu rassembler assez de volonté pour donner ses ordres à ses troupes :
- « On se casse », dit-il.
Les autres, déçus, obéirent à contre-c½ur.
Ils partirent tous, le leader à la traine. Il jeta un dernier coup d'½il au terrifiant Anouar Walid. Ce dernier le regardait toujours. Il fit un signe de la main au skin, empreint de respect et de compassion. Le chef de la bande se détourna vivement, et courut rejoindre ceux qu'il ne pourrait plus jamais considérer comme sa famille.
Puis, une fois ses tourmenteurs loin, Anouar reprit sa prière :
- « Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux... »


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